Son premier congé paternité

Publié le par Hysterikmum

Son premier congé paternité

Je déserte un peu ces derniers temps, mais c'est pour la bonne cause, je t'assure :

Machoman est enfin en congé paternité et j'en profite.

Parce que je ne sais pas si tu t'en souviens, mais Machoman travaille au SAMU, de nuit.

Notre vie de couple/ de parents, ne se résume bien souvent qu'à se croiser 15 minutes le soir, avant qu'il parte travailler parce que la journée, je vaque à mes occupations et lui dort.

Lorsqu'il est de repos, il a toujours du mal à se recaler sur le jour et il n'est pas inhabituel que nous le voyions peu le Dictateur, l'Impératrice et moi, même s'il est là.

Les temps en famille... On en a peu.

Machoman travaille le dimanche, les jours fériés, le jour de l'an, il est susceptible de travailler à Noël et cette année (oui j'ai les boules) il travaillera le 30 juillet soit la date (du vrai) de l'anniversaire du Dictateur.

Le congé paternité, c'est un droit, mais ce n'est pas toujours possible de le prendre.

Pour le Dictateur, Machoman n'avait pas pu le prendre.

En 2009, il était en période d'essais, c'était son rêve de travailler au SAMU, le graal de tout ambulancier et il voulait à tout prix devenir titulaire de son poste.

Il ne s'est pas absenté de son poste de peur de passer pour celui "qui commence un emploi, mais est déjà absent".

J'en garde, aujourd'hui encore, une certaine amertume.

Pour l'Impératrice, ce n'était pas gagné non plus.

Le congé pater, ce sont ces 11 jours, qui doivent être pris dans les quatre mois suivant la venue au monde de l'enfant.

Normalement, il suffit d'écrire une lettre en recommandé, un mois à l'avance, à son employeur, pour informer des dates que l'on avait prévues.

Mais 11 jours, sur un planning établi presque un an à l'avance, ce n'est pas facile à placer ni à imposer.

Il y a les repos des collègues à respecter, les vacances, et puis impossible de supprimer une équipe par soir.

Tu te vois, toi, dire à une personne faisant une crise cardiaque et appelant le 15 "Désolée, nous n'avons pas assez d'équipe, notre ambulancier est en congés pater, oui oui, vous allez mourir ?!".

Donc, il a fallu que Machoman s'arrange avec son responsable, pour que tous les deux trouvent le bon moment.

Après moultes rebondissements, le bon moment était à partir du 13 juin, soit un mois après la naissance de l'Impératrice.

Les débuts ont été durs, comme pour le Dictateur.

Les nuits ont été sans fins, j'ai souvent fini par appeler Machoman en pleine nuit, en pleurant et hoquetant que lui n'était pas là, que je me sentais terriblement seule à gérer tout ça.

Heureusement, tous les matins, il levait le Dictateur, le préparait pour aller à l'école et l'emmenait, ce qui me permettait de dormir plus, il se levait plus tôt aussi pour prendre le relais avec l'Impératrice et passer du temps avec le Dictateur sorti de l'école.

Le lien entre lui et sa fille, même s'il n'était pas beaucoup là, il le nouait et il était déjà très fort.

Lorsque le congé paternité a débuté, je me suis rendu compte qu'au-delà de son aide, qu'il m'apportait déjà tous les jours, comme il pouvait, c'était sa présence rassurante qui m'avait le plus manqué.

J'en avais déjà parlé sur un autre de mes billets de blog, mais cet homme a le don de me "détendre", ses mots sont toujours calmes et apaisants, il est rassurant.

Et forcément, lorsqu'on est calme, tout se passe bien mieux.

Je n'avais pas besoin d'un assistant qui change les couches et donne les biberons.

Le papa manquait à son fils (Je ne sais pas vraiment si l'Impératrice ressent ce manque, mais elle lui fait d'immenses sourires lorsqu'il est là), mon amoureux me manquait.

Ces jours passés ensemble ont filé vitesse grand V et Machoman reprend le travail demain soir, j'ai les boules.

Le mois de juillet s'annonce chargé pour lui, car une partie de ses collègues part en vacances et les restants doivent combler les trous.

Vivement le mois d'août, lorsqu'il sera en vacances et que l'on pourra, encore une fois se retrouver tous les quatre et profiter du temps passé ensemble.

Son premier congé paternité

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Kiara 25/06/2014 19:25

Le Conquérant a pris son congé paternité quand Bichette avait 2 mois et demi. Il n'a pas pu avant. Elle est née pendant ses vacances d'été et ensuite, de septembre à novembre il ne peuvent pas prendre de congé, c'est le gros de l'activité annuelle. Donc on a attendu... Ces quelques jours de vacances, ensemble, ça nous a fait du bien.

Axelle 25/06/2014 16:06

Tout pareil !!! Je comprends huit mille fois ce que tu ecris. Ne t en fais pas, tu vas parvenir a prendre un rythme de croisiere, je t assure. Crois moi.

MaPetitePageBlanche 25/06/2014 11:40

Trop mignon ces 4 mains ensemble :3
Profitez bien de ces derniers instants à 4, l'été va vite arriver ;)

petite yaye 24/06/2014 23:50

Oh comme je te comprends... j'ai beaucoup souffert de l'absence de grand choco. J'avais bedoin de lui non pour changer les couches mais pour sa présence à nos côtés, tout simplement. Il a attendu le 7e jour pour le baptême traditionnel et il est parti... Je me suis vraiment sentie abandonnée et ça c'est bien ressenti sur mon bébé-éponge... du courage pour juillet... il faut encore plus profiter des moments ensemble !

Audrey 24/06/2014 23:08

Bon, tu as quand même de la chance dans ton malheur (regarde helo) et puis ce n'est qu'une parenthèse puisque le mois d'août sonne les retrouvailles. Moi, j'ai eu beaucoup de chance : le père de mon fils a pu prendre un congé de quatre mois... Mais je peux te dire que tout le monde était content de retourner au boulot après ;-)