Notre premier 14 juillet

Publié le par Hysterikmum

Notre premier 14 juillet

Je sais qu'il est important de transmettre à nos enfants, l'histoire de notre pays, que ces dates commémoratives sont essentielles pour ne pas oublier.

Mais je l'avoue, les commémorations m'ennuient profondément.

Regarder le Président déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu par exemple, ce n'est pas transcendant à regarder à la télévision.

J'ai toujours trouvé qu'on apprenait plus en écoutant les anciens.

Le fait que mon grand-père radote depuis des années n'y est pour rien, je trouve que lorsqu'il me parle de son enfance, de la guerre, il est passionnant.

Découvrir l'histoire à travers ses mots, plutôt qu'à travers des livres sans âmes, m'a toujours paru plus "réel".

Peut-être que chaque école devrait faire appel à un ancien pour raconter L'Histoire (dans les deux sens du mot) plutôt que de nous remplir la tête de dates et de leçons qui chronologiquement ne se suivent pas (oui oui, les joies du programme scolaire illogique).

Bref, cette année, plus que de lui remplir la tête d'informations, j'ai décidé de la lui remplir de rêve, afin que cette journée commémorative soit une journée pleine de souvenirs vivants, passionnants et pas barbants.

Nous avons commencé cette journée en se tapant regardant le défilé du 14 juillet.

j'aurais adoré l'y emmener, mais je me connais, j'aurais fini par m’énerver contre quelqu'un qui aurait poussé le Dictateur où l'aurait empêché de voir, en se plaçant juste devant lui (les adultes sont parfois cons).

Alors, nous regardions cette cérémonie avec distance, même si certains groupements militaires étaient impressionnants.

La cérémonie a pris une tout autre tournure lorsque de dehors, nous entendions des bruits effroyables qui nous ont fait sortir sur le balcon et découvrir que tous les hélicoptères du défilé faisaient demi-tour, juste au dessus de nos têtes.

Là, le Dictateur était comme un dingue et une fois tous ce balai fini, il avait vraiment l'impression de faire partie "de la fête", d'avoir été là.

Notre premier 14 juillet

L'après-midi, nous nous sommes rendus aux Invalides où un immense événement avait lieu.

Il y a avait là un monde dingue; pour pouvoir admirer les véhicules militaires qui y étaient exposés.

Il y avait des jeeps, des camions, des chars, un tank et des hélicoptères.

(bon je ne connais pas les noms exacts alors ne m'en tiens pas rigueur hein).

L'après-midi était bercée de chants militaires chantés par des chorales de différentes écoles militaires.

Les militaires sur les véhicules étaient, malgré la chaleur impressionnante, très gentil(le)s avec les enfants, les aidaient à monter sur les véhicules, étaient disponibles pour discuter et expliquer.

je n'ose imaginer dans quel état ils sont rentrés chez eux le soir, mais sans doute épuisés.

Il y avait foule, les enfants étaient heureux et les adultes retrouvaient leurs yeux d'enfants.

Je déteste la violence et les armes.

A la maison, nous n'avons pas de faux fusils, mitraillettes ...

J'ai été élevée comme ça, mon grand-père qui avait vécu la guerre détestait ça et il ne fallait pas jouer à ce genre de jeux devant lui.

C'est resté.

Pour moi, il est possible de faire tellement de choses en lego, par exemple, que fabriquer des pistolets n'est pas forcément utile.

Oui bon, le Dictateur a des pistolets à eaux hein, je ne suis pas non plus un monstre qui refuse tout bêtement, je n'aime juste pas les "pan pan, je te tue !".

Le Dictateur a pu voir de gros canons, de gros pistolets, des mitraillettes alors imagine sa joie !

Il a eu le sourire une grande partie de l'après-midi.

Nous sommes rentrés tard, fatigués mais avec des souvenirs de ce 14 juillet plein la tête !

Notre premier 14 juillet
Notre premier 14 juillet
Notre premier 14 juillet
Notre premier 14 juillet
Notre premier 14 juillet

Commenter cet article