Plus détendue depuis qu'ils sont deux

Publié le par Hysterikmum

Plus détendue depuis qu'ils sont deux

Je m'en rends compte un peu plus chaque jour, depuis que l'Impératrice est née, je suis bien plus détendue avec mes enfants qu'avant.

Pour le Dictateur, le stress avait commencé dès les premiers jours, car il n'urinait pas et cela "inquiétait" les infirmières, qui simulaient mal qu'il n'y avait pas de problème.

Et puis, au troisième jours, il a fait pipi. ouf !

Ensuite, il y a eu ces pleurs que je n'ai pas tout de suite compris et qui m'ont fait lui hurler dessus une nuit, n'y pouvant plus.

Foutu RGO !

J'ai tout de suite su que l'Impératrice en avait un, elle aussi.

Je crois que lorsqu'on la déjà vécu, on en reconnais les petits symptômes qui ne sont pas si flagrants que ça lorsqu'on ne connait pas.

J'ai décidé que cette fois, nous ne nous battrions plus contre, mais que nous vivrions avec et ça change tout !

Je n'ai pas nié le problème et nous avons repris immédiatement les gestes que nous avions pour le Dictateur : proclive, lait épaissi, collection de bavoirs, écharpe, puis diversification anticipée.

Nous avons entouré de tout notre amour notre toute petite qui souffrait.

Je ne me suis pas demandé "quand est-ce que ça se finira enfin", mais je me suis dit "ça finira un jour" et ça va déjà beaucoup mieux !!

Avant, j'étais un vrai pot de colle avec mon fils.

Je n'osais pas le laisser seul sur son transat pour me laver, de peur qu'il ne pleure.

J'allais aux toilettes avec lui sur les genoux ou en écharpe.

Il était mon seul enfan, mon unique et je ne me séparais jamais de lui, sauf cas de force majeu.

Et puis, le Dictateur et moi avons vécu notre plus grosse séparation lorsque je suis allée à la maternité pour faire déclencher mon accouchement.

Je l'ai très mal vécu et je me suis rendu compte que là où il était, il allait bien, qu'il fallait aussi que je le laisse vivre sa vie de petit garçon, parfois un peu plus loin de moi.

Nous nous sommes retrouvé pleinement (ou presque) 4 jours plus tard, à mon retour à la maison.

Par la force des choses, le Dictateur et moi avons un peu défusionné.

Nous sommes toujours aussi complices, nous partageons toujours des moments rien qu'à nous, mais nous avons laissé tout naturellement de la place pour l'Impératrice et ça n'en est que plus bénéfique pour nous.

Depuis, le Dictateur va régulièrement une ou deux nuits chez sa mamie, sans que je ne me demande comment il va, alors qu'avant, je l'aurais vécu comme une réelle déchirure.

Je suis plus relax, vraiment.

Le Dictateur a eu une gynécomastie, de l’acné du nourrisson, une énorme tâche mongoloïde et d'autres trucs dont je ne soupçonnais pas l'existence.

Il a fait des intolérances aux laitages de certaines marques, aux fruits rouges, au kiwi.

II a eu une pneumopathie à 1 an et demi, a avalé une pièce à trois ans et est tombé de son lit à hauteur à 4 ans et demi.

Je ne dirais pas que j'ai tout vécu avec lui, ni que je ne n'inquiète jamais pour l'Impératrice.

Et puis, il ne faut pas oublier que même s'ils se ressemblent, mes enfants ne sont pas des clones et que je ne suis pas à l'abri de nouvelles mauvaises découvertes.

Mais d'une manière générale, lorsqu'on sait à quoi s'attendre, il est plus facile de se préparer, il est plus facile de se projeter et de savoir quand s'inquiéter ou non.

Et puis, on apprend à laisser des choses de côté, comme le ménage, ou à les repousser tout du moins, car finalement ce n'est pas si important que ça.

On choisit mieux nos priorités, on accepte de ne pas pouvoir tout faire, ni tout contrôler.

Laisser pleurer ma fille deux minutes sur son transat, pour pouvoir aller faire pipi n'est pas si grave.

Elle est malade et alors ? ça arrive. ce n'est pas la peine de filer aux urgences tout de suite.

Le Dictateur n'a pas eu sa douche ce soir ? Ca passe... on appellera pas la DASS pour ça

Je suis une maman plus détendue depuis que j'ai un deuxième enfant et c'est vachement reposant.

Et toi, tu te sens comment ?

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Maman Clémentine 19/11/2014 07:08

C'est marrant parce que j'ai l'impression que tu parles de moi là. Clémentine était un bébé RGO aussi, notre premier enfant. J'ai de merveilleux souvenirs mais ce qui a primé les six premiers mois, voire même la première année, c'est cette angoisse permanente, et pour tout, qui nous tenaillait le ventre. Alors que c'est vrai qu'avec Victoire on est carrément zen, et ça fait du bien.

Titisse 18/11/2014 00:55

un super article comme toujours <3
ici aussi j'arrive plus facilement à les "laisser" et puis souvent ce qui m'aident c'est qu'ils sont tous les 2, chacun étant le repère de l'autre (18 mois d'écart)

christelle.L 17/11/2014 21:06

Moi, mon biboun à 3ans et ma t'choupie 2ans et je t'avoue que j'ai du mal à les laisser. Je suis en congé parental en plus, je sais bien que ce n'est pas forcément bon pour eux en tout cas je m'en rend compte un peu plus maintenant. Mon biboun va à l'école que le matin et c'est pas top, tous les matins il me fait une crise...c'est dur. Mais ce qui me rassure cest que ça se passe bien à l'école : comme quoi le congé parental c'est super mais bon tu crois faire bien en occupants au max d'eux, d'en profiter et au final je ne suis pas sûre que ça soit bon pour eux.
Le mien aussi à eu quelques trucs dont allergie au lait de vache...enfin à côté de toi c'est rien!!!
Ce billet me fait du bien car j'ai tendance à souvent me remettre en question et bizarrement, il me rassure car j'arrive quand même à retrouver des choses communes avec toi... Merci

diamanta0801 17/11/2014 20:03

J'ai accouché il y a de cela une semaine et j'appréhendais tellement la séparation avec mon fils, les retrouvailles, comment il le prendrait malgré le fait que je l'ai bien préparé (il a 2 ans 1/2) et finalement tout se passe bien... Je récupère de la fatigue accumulée de grossesse & d'accouchement car je n'ai pas eu la chance de pouvoir le faire garder enceinte... Franchement, je faisais que crier sur mon fils avant car il ne m'écoutait pas mais la grossesse y est pour qq chose vu qu'il voyait que mon ventre changeait... Et depuis que j'ai accouché, je remarque une réelle différence... Je pensais que j'allais être submergée & à bout... Et du coup, je me sens plus posée, plus patiente... Parce que tout comme toi, je découvrai avec mon premier : les colliques, les RGO, la bronchiolite à 13 jours de vie et aussi parce que je pense que le fait d'avoir un garçon en premier, c'est une fusion énorme avec la maman... J'ai culpabilisé qq jours avant d'accoucher...de peur de perdre cette relation fusionnelle..
On se demande aussi si on aimera son 2ème enfant moins fort que le premier & finalement, on ne se rend pas compte à quel point il y a de la place dans nos coeurs de mamans... C'est encore plus fort, mais on coupe plus facilement le cordon avec le premier une fois que le 2ème est arrivé...
Mais j'arrête là, j'ai trop souffert de ma 2ème grossesse : diabète, urticaire à 4 mois de grossesse jusqu'à la fin sans que l'on puisse expliquer ce que c'est & c'est parti naturellement à l'accouchement... Beaucoup d'angoisses & de nausées du début à la fin...
J'ai mon p'tit gars & ma p'tite fille & je suis comblée...
Une maman fatiguée mais au coeur bien rempli !
Je suis riche de ce que je possède, de ce que j'ai porté & cela me va très bien !!
♥ Ton article m'a fait du bien, je me suis reconnue :)

unjourunjeu 17/11/2014 19:45

Et au 3e, t'es tellement détendue, que tu n'entends plus ses cris la nuit.... :-)