Pourquoi la maternité est-elle un sujet de débats ?

Publié le par Hysterikmum

Pourquoi la maternité est-elle un sujet de débats ?

J'en ai fait l'expérience ce soir en posant une simple question sur la page du blog, la maternité est devenue un sujet de débats.

J'avais déjà remarqué que certains sujets provoquaient des espèces de combat dans la boue entre mères furieuses, mais je n'imaginais pas un jour y être confrontée, surtout à cause d'une histoire de boucles d'oreilles.

Lorsque j'étais petite, ma mère me parlait parfois de son enfance et j'avais cette impression que les enfants de tout le monde étaient fourrés avec et chez tout le monde.

En fait, il y avait une espèce d'organisation entre les mamans, permettant de surveiller les enfants, de s'entraider pour pouvoir faire d'autres choses ou profiter d'un peu de temps ensemble.

Il n'y avait pas internet, il n'y avait pas de forums, il n'y avait pas de réseaux sociaux virtuels et les mamans prenaient encore le temps de parler les unes avec les autres, elles se soutenaient.

Depuis, ça a bien changé.

On pousse les jeunes mamans (et moins jeunes) à se confier et assumer leurs malaises.

Maintenant, on reconnaît de plus en plus le fait que certaines femmes n'aiment pas être enceinte, que les mamans peuvent parfois se sentir dépassée par leurs bébés au point de leur hurler dessus, on reconnait les termes de "baby blues" et de "burn out"...

Jusque là, ce devrait être salvateur de pouvoir exprimer ce que l'on ressent, de se sentir moins seule en écoutant les témoignages d'autres mamans.

On se cache derrière des écrans, on cherche les solutions à nos problèmes sous les conseils d'un ordinateur, et on ne pratique plus le dialogue.

On ne prend plus le temps d'écouter les arguments des autres et forcément, comme on n'y est plus habitués et qu'on n'est pas forcément d'accord, tout le monde finit par s'énerver.

On pose des questions qui deviennent simplement rhétoriques, ne cherchant finalement pas de réponse.

L'allaitement ou les biberons, les couches jetables ou lavables, le portage ou les poussettes, les vaccins, absolument tout semble être devenu source de jugements et d'agressivité.

Ce que j'ai gagné en devenant maman, c'est cette capacité à me remettre en question tous les jours.

J'ai été une ado terrible, qui refusait d'admettre que j'aurais pu avoir tord ne serait-ce qu'une fois, je n'avais pas envie de changer ni d'évoluer et donc d'écouter les arguments des autres.

En devenant maman, j'ai voulu devenir meilleure, pas meilleure que les autres, juste faire au mieux pour mes enfants, mon homme et pour moi.

Je voulais que l'on soit heureux.

Tous les " quand j'aurais des enfants, je ferais..." se sont envolés en fumé dès que je les ai eu dans mes bras la première fois.

A chaque fois que mes enfants ont hurlés dans des lieux publics, j'ai pensé à ces fois, où je voyais des mamans dans la même situation que moi et comme je les jugeais, moi qui n'avais pas d'enfants.

J'ai découvert que bien souvent, je faisais plus comme je pouvais, que comme je voulais et j'ai appris à me détendre avec le temps.

J'ai aussi appris qu'un enfant n'était pas un autre, qu'être maman c'était un peu être un caméléon qui s'adapterait à chaque situation et enfant.

Ce qui est valable pour l'un n'est pas forcément valable pour l'autre et finalement, c'est un peu pareil pour les mamans.

Il y a autant de manières de faire qu'il y a de mamans.

Il y a autant d'avis, d'opinions, de situations, qu'il y a de foyers et je ne comprends pas que l'on n'accepte pas tout simplement ça.

Devenir maman c'est un énorme chamboulement, cela n'est pas forcément inné.

J'ai appris à le devenir et cela s'est fait avec des larmes et des cris.

Avoir des enfants, ce n'est pas "que du bohneur".
Je pleure parfois de joie, parfois d'émotions, parfois d'impatience ou de rage.

Etre maman, c'est traverser une zone de turbulances, s'attacher pour un moment sur le plus grand huit du monde, en espérant que toutes les sécurités tiennent bon.

Remettre en question et agresser celles qui n'ont pas fait le même choix que nous, c'est alors dénigrer leur courage (oui il en faut parfois), égratigner un peu plus cette confiance en soi que l'on acquiert si difficilement et s'isoler alors qu'on a tant besoin des autres.

Où est passé ce soutien qui nous ferait tant de bien, pourquoi n'est-il plus possible de parler de la manière dont nous élevons nos enfants, sans sortir les griffes et montrer nos dents ?!

Et plus important encore, a qui donne-t'on cet exemple de non tolérance et de jugement ?

Pourquoi la maternité est-elle un sujet de débats ?

Commenter cet article

charlotte 11/06/2015 14:53

je suis complètement d'accord avec toi, c'est pénible cette société de jugement..

eloise 10/06/2015 14:40

J'adore ton article

Milkshake Family 10/06/2015 14:24

Je comprends ton article, ton ressenti et tout ce que tu expliques. IL ya quelques temps je partais au quart de tour, j'en avais marre de ces jugements sur ma façon de faire et puis je me suis dis:" Merde" du coup on peut me dire quoi que ce soit de négatif j'écoute pas, je m'en fiche. Mais vraiment hein genre ça passe même pas par une oreille pour ressortir par l'autre quoi ahah. Par contre si on me parle calmement je suis pas fermer hein... Tant qu'il y a du respect!

Maman Breizhou et sa Poupette 10/06/2015 11:55

Bravo pour cet article !
Arrêtons de juger, on peut donner son avis sans pour autant dire que l'autre fait mal s'il ne fait pas comme nous... Ce n'est pas parce qu'il est écrit qu'il faut faire ci ou ça pour le "bien" de notre enfant que ça marchera pour le nôtre car comme tu le dis, il n'y a pas un enfant ni une maman pareil.
Il n'y a pas une meilleure façon de faire, la meilleure façon c'est la nôtre, qu'on allaite ou qu'on ai choisi le biberon, qu'on pratique le portage ou la poussette... Arrêtons les "Oui mais c'est mieux si tu fais comme ça..."

Maman Prout 10/06/2015 10:36

Un seul mot: BRAVO!
Tu écris tout ce que je ressens...