Et après ?

Publié le par Hysterikmum

Et après ?

Ces derniers jours, en discutant avec des copinautes, je me suis encore plus posé la question " Et après, je fais quoi ?" qu'à mon habitude, mais pour deux sujets complètement différents.

Cette question, je me la pose souvent, je suis dans une espèce d'incertitude depuis que l'Impératrice (15 mois) a eu 6 mois, j'ai cette impression de vivre au jour le jour et de ne pas réussir à me fixer un plan d'avenir.

Je suis toujours devenu une maman à 200% lorsque les enfants sont nés, plus rien ne semblait exister et je devenais le satellite de mes petits d'homme et de femme tout neufs.

Pour le Dictateur, il aura fallu deux ans avant que je ne réussisse à "couper le cordon" et pour l'Impératrice, même si je l'aime autant que le Dictateur, cela a été plus rapide, au 6 ème mois comme je te le disais.

Je ne sais pas faire dans la mesure et c'est vrai, je me suis souvent oubliée.

Je pense ne pas être la seule à avoir vécu ça, car entre les couches, les biberons (ou le néné), les câlins, les rototos, il reste souvent peu de place pour soi.

Et puis il faut dire que la difficulté de trouver un mode de garde n'aura pas aidé.

J'aime voir mes enfants grandir, je sais à quel point c'est une chance, mais j'aime aussi travailler en équipe (même si avec Machoman nous formons à notre façon, une équipe), sortir, prendre les transports en écoutant de la musique vissée sur mes oreilles, avoir des objectifs autres que "domestiques".

certaines femmes veulent rester à la maison, aime ça, d'autre moins et c'est ainsi.

Alors, forcément, je me demande ce que je ferais professionellement lorsque l'Impératrice aura une place en crèche, ou "au pire" rentrera à l'école maternelle.

J'ai été animatrice plusieurs années, je ne crois pas avoir autant aimé un travail que celui-ci, mais les choses ont bien changé avec entre autres les rythmes scolaires et je suis devenue maman, deux fois.

Ce n'est plus un rythme qui soit compatible avec notre vie de famille et le fait que Machoman travaille de nuit.

L'illustration ? Soyons sincère, cela ne me permet pas de payer les factures, impossible donc d'en faire une activité principale.

C'est bête, on me demandait lorsque j'étais en 3 ème ce que je voulais faire de ma vie et aujourd'hui, à 28 ans, je ne sais toujours pas.

Ce que je sais, c'est que j'aimerais que nous achetions une maison, avoir ma propre voiture ( à moi toute seule) et assurer un avenir à mes enfants afin de les soutenir au maximum (y compris financièrement ).

Je sais qu'il n'y aura pas de troisième enfant.

Nous avons trouvé un juste équilibre ainsi et j'ai maintenant besoin de me consacrer du temps, de me retrouver après de multiples yoyos et deux grossesses.

C'est d'ailleurs à ce sujet que je me demande aussi ce qu'il y aura après.

Aujourd'hui, j'ai cet objectif de perdre du poids, ensuite j'aimerais réparer au maximum ce qui a été abîmé, grâce à la chirurgie ( bras, ventre, cuisse, poitrine, il y a du taf !).

Et après ?

Qui serais-je, que ferais-je ?

Réussirais-je à tenir mes objectifs cette fois, à tourner la page et à m'en fixer de nouveaux ?

J'ai l'impression d'être suspendue dans le temps, à quelque chose...

Parfois, cela m'angoisse, parfois ce train train me rassure.

Et toi, ça te fait cet effet aussi parfois ?

Commenter cet article

Cécile Lefebvre 11/08/2015 15:02

oui... je pense que nous avons les mêmes questions et doutes sur "après"... idem ici, à 34 ans, je ne sais pas ce que je ferais "après"... on fera un 3ème car j'aimerai bien en avoir un, mais pas tout de suite, car pareil, mon corps en a pris un coup et je crois qu'il me faudra être bien dans ma tête pour repartir ensuite sur un nouveau régime!
pas facile d'être maman et de voir sa vie changer à chaque nouveau bonheur à qui on donne naissance, mais qui nous change à chaque fois

Amity 11/08/2015 08:12

Ah la la ! Mais c'est moi ! "Suspendue dans le temps", c'est complètement moi. Je suis en train de jongler avec plein de balles et elles restent dans l'air en attendant que telle chose se passe...
Après la naissance de mon premier, je suis devenue auto-entrepreneur dans la Rédaction/Traduction pour le Web Marketing. Ca m'a permis de garder mon fils à la maison jusqu'à ses 16 mois et ensuite de le mettre en crèche mais des 1/2 journées seulement. Du coup, je travaillais pas énormément mais juste assez pour contribuer ma part tout en profitant de notre petit bout de bonheur. Notre fille est née 2 ans et demi après notre premier (08/2013). Je travaillais plus à cette période et j'ai rapidement repris le travail après sa naissance mais tout en étant disponible pour elle aussi. Une vraie chance de pouvoir passer autant de temps avec eux et les voir grandir. A 15 mois, elle a commencé la crèche aussi. Je commençais à avoir des projets de plus en plus intéressants, de plus en plus conséquents et 2015, ce devait être l'année où je développerais mon activité pour faire un peu plus que subvenir à nos besoins primaires. On espérait carrément pouvoir se mettre un peu plus à l'aise, pouvoir réaliser un projet de rénovation, aller voir ma famille en Angleterre (que je n'ai pas vue depuis 2009), s'équiper un peu mieux, etc. mais une troisième grossesse débutant au mois de janvier a un peu freiné ces projets. Fatigue, nausées, angoisse, amniocentèse... Pas facile de travailler dans ces conditions. Et développer son portefeuille clients pour leur dire que je vais faire une pause en fin d'année... Je me voyais pas trop le faire. J'ai envie de croire que je vais pouvoir me consacrer un peu plus à ma carrière en 2016 mais je n'en suis pas certaine. Si je pouvais claquer des doigts et être super maman, super mamentrepreneure et super-pas-de-prise-de-tête-financière... Ahhhhh, ce que ce serait bien !

Nelly 11/08/2015 01:39

Je ne vais pas te rassurer. J'ai 40 ans (41 en décembre) et je ne sais toujours pas quelle carrière épousée. J'ai arrêté de travailler en 2003 pour fonder une famille et parce que je ne m'épanouissais pas dans mon boulot (ingénieur informatique en société de services).
Depuis l'âge de 18 ans, j'ai fait plein de petits boulots même après avoir abandonné ma voie (vendeuse, opératrice, distributrice, contrôleuse, etc.)
Maintenant que j'ai fait le deuil de la maternité (il ne suffit pas toujours de vouloir), je cherche ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie pour me réaliser. Je me suis adressée à Pôle Emploi pour changer de voie et passer un CAP Fleuriste mais je suis sur-qualifiée (et surtout non-indemnisée) alors ils refusent de faire le dossier de demande de subvention au conseil régional. Donc si je veux faire quelque chose de nouveau, je dois trouver (et financer) par moi-même, sans compter que je ne suis pas tellement soutenue par mon entourage. Les gens semblent ne pas croire en moi et je n'ai pas trop confiance en moi-même même si je me sais capable dans plein de domaines.
Moi aussi, je m'inquiète pour l'avenir (comment va-t-on vivre dans un an, deux ans, dix ans, etc. ?), pour nos vieux jours avec mon mari (qui prendra soin de nous ?).
Bref, enfants ou pas, ça n'empêche pas de se poser la question : "Et après ?"

Virginie 10/08/2015 23:46

J'ai enchainé les congés parentaux. Mon 4 eme rentre a l'école en septembre. 5 ans que je ne travaille plus ( j'ai repris le travail entre bb2 et bb3) j'ai mon travail " alimentaire" qui m'attend mais je ne reprendrais pas. Nous avons la chance de construire notre maison et je vais reprendre une formation pour affiner mes compétences en couture. Et c'est grace a ces pose bb que je me suis trouvé. Sans eux je n'aurais jamais su que j'en étais capable. J'ai 33 ans et je sais ce que je vais faire de ma vie professionnelle. Il était temps diront certains mais moi je pense qu'il n'est jamais trop tard. Tu trouveras j'en suis certaine. Mais creuse ton talent pour les illustrations, tu es très douée;-)

Claire 10/08/2015 23:34

Moi je me pose plutot la question "ou est ce que je vais vivre demain"? Rentee en france il y a presque un an seule avec mes deux enfants je sais que la France n'est qu'un tremplin. Mais vers ou? On verra...