Suis-je si loin du burnout maternel ?

Publié le par Hysterikmum

Suis-je si loin du burnout maternel ?

Depuis la rentrée, je suis fatiguée.

En fait, je le suis depuis bien plus longtemps, mais depuis notre retour des grandes vacances, cela a pris plus de place dans ma vie.

Les grandes vacances m'ont coupé de toutes mes "contraintes" : gestion des rythmes scolaires, entretien de cet appartement trop petit dans lequel j'entasse trop de choses que je suis incapable de jeter, factures qui viennent nourrir ma boîte aux lettres, illustration, blog...

Nous avons pris nos clics, nos clacs et sommes partis, longtemps, loin, tous ensemble.

Il y a quelques années, si on m'avait dit qu'il était possible d'être sur les rotules au point de pouvoir s'endormir n'importe où, n'importe quand, en restant à la maison, j'aurais cru à une blague.

Peut-être même pire, j'aurais sans doute jugé "ces femmes au foyer qui ne font rien et se plaignent".

Plusieurs années plus tard, je suis devenue cette desperate housewife, au bout d'elle-même.

Je crois que cela a commencé par les nuits très coupées, par les réveils nocturnes de l'Impératrice, 18 mois.

Machoman bossant de nuit, il ne peut pas vraiment m'aider, mais il est mon assistance psychologique SOS mère à bout.

Aujourd'hui encore, les nuits complètes ne sont pas gagnées.

J'ai cru a du mieux, j'ai même crié victoire... trop vite ! (la maman crevée a toujours de l'espoir).

Et puis, cela s'est accentué avec le fait de garder ma fille à la maison, de ne pas avoir de garde à des tarifs décents, de ne pas retourner travailler et avoir cette soupape de sécurité.

Pour certaines femmes, rester à la maison est un pur bonheur, pour d'autres, c'est un plus compliqué.

C'est sans compter que j'ai la folie de persévérer dans l'illustration jeunesse, d'y croire et de vouloir que cela marche.

J'ai quelques projets en court qui me demande du temps, de l'implication et pour lesquels j'ai des délais à respecter... et qui payent mal.

Certains jours je vais bien, j'ai l'impression d'être capable de faire plein de choses, j'en ai envie, je cours partout ... et je m'épuise.

Je ne sais pas m’économiser, avec moi c'est souvent tout ou rien.

D'autres jours, je suis tellement à bout que même penser me fatigue et seule l'heure à laquelle je pourrais aller dormir compte.

J'ai alors du mal à supporter le quotidien : discuter avec les gens, m'occuper de garder un intérieur potable, être patiente avec mes enfants, être bienveillante avec les autres et moi-même (tu sais, ce saint graal qui si tu l'atteins fait de toi une mère parfaite).

Je me mets à culpabiliser pour tout et rien, de ne pas ramener suffisamment d'argent à la maison, ne pas être assez jolie et soignée, avoir bêtement mis de côté WW parce que j'ai l'impression de ne plus arriver à quoi que ce soit ...

Parfois, je suis nostalgique je l'époque où nous avions un rythme bien installé, où les nuits n'étaient pas aussi aléatoires que de jouer au loto et je nous trouve fou avec Machoman, d'avoir voulu remettre le couvert (même si je ne regrette rien).

Alors où est-ce que j'en suis, vis à vis du burnout maternel ?

Je n'en sais rien en fait, je n'en suis peut-être pas loin, mais je vois encore le bout du tunnel.

J'ai hâte que l'Impératrice aille à l'école, que je puisse me retrouver et retrouver mes enfants, différemment.

Je serais sans doute encore fatiguée, je crois que tous les parents le sont, mais j'ai l'espoir qu'en bousculant de nouveau nos rythmes, nous aurons une nouvelle chance de recommencer à zéro.

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sissi 09/11/2015 16:25

Je lis ton blog pour la première fois et me sens obligée de te laisser un petit message. Evidemment nous avons toutes vécu ces moments de fatigue et de découragement total. Mon premier n'a pas fait de nuit correcte avant ses 4 ans et le second était asthmatique et malade de Août à Avril... Ça a été long, très long.... Et aujourd'hui alors qu'ils ont 13 et 10 ans je me demande encore ou j'ai trouvé la ressource. Mais rassure toi on y arrive toujours! Et le pire c'est que j'ai décidé de remettre le couvert 10 ans après. Si je peux me permettre laisse toi le temps, ne soit pas trop exigeante avec toi même. Prends du temps pour toi! Trouver une domaine de satisfaction immédiate, quelque chose qui te fait du bien sans avoir de contrainte supplémentaire t'aidera sûrement. Il n'est pas possible de tout faire. La mère parfaite n'existe pas! Et soit confiante surtout, avec le temps les choses s'arrangent! Bon courage!

Emilie 08/11/2015 22:37

C pas vra, je ne suis pas seule à ressentir tout cela. Comme je te comprends. J'ai deux enfants , le premier à 2ans et 7mois et le second à 6mois, j'aime mes enfants mais purée c difficile. Pas de famille aux alentours pour m'aider et ç mieux ainsi si je peux me permettre. Et toi bonne poire tu laisses ton mari dormir le dimanche matin pour qu'il récupère de sa semaine , mais toi personne ne prends soin de te laisser un peu dormir pour récupérer de ton accouchement, de ton allaitement, de tes veillées, de ton 9 de tension. Je sais, je me pleins mais punaise ça fait du bien. Bisous et prends soin de toi parce que nous sommes des Supers Mamans

Payette family 06/11/2015 22:28

Je me retrouve assez dans ce que tu dis! Pierre qui a 18mois aussi ne fait toujours pas ses nuits et les endormissements sont galère :( le quotidien certains jours est vraiment pesant... Je compatis! Le pire? J'ai envie de remettre ça ><

Helene 05/11/2015 17:08

Quel joli article respirant la sincerite et dans lequel la plupart des mamans vont se reconnaitre, meme si certaines n'osent passe l'avouer. Je ne peux que confirmer les commantaires rassurants que je vois sur cet article... je n'ai jamais autant realise le pouvoir du sommeil que depuis que je suis devenue maman... je suis persuadee a 200% que tout se remettrait en ordre si tu faisais une nuit correcte./
Et je ne peux que confirmer aussi, que la creche dans la journee me sauve, meme si je dois aller bosser, comme tu dis, c'est une soupape de securite. C'est le petit plus qui fait que ma Boubou me manque et que je suis on ne peux plus ravie quand sonne 17h15 d'avoir le privilege d'aller la chercher :-)
En cas de coup de mou, n'hesite pas a nous faire signe sur FB ou IG ou Twitter... on t'enverras des tas de calins de bisous et de mots gentils va, c'est peut etre la seule chose qu'on peut faire de loin, les copinautes et le reste de tes fans, mais ca on le fait bien et volontiers!!!
Et je confirme pour avoir vu tes dessins: tu as raison de PERSEVERER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Gros gros bisous de ma Belgique adoptive

Lorelei 05/11/2015 13:53

j'ai vécu ça tout à fait cet été, au retour des vacances aussi...
une fatigue immense, un ras le bol de tout, des malaises, des larmes pour rien...
j'ai deux enfants très mignons, mais la plus grande est aussi très difficile à vivre quand elle s'y met
et puis les deux grands de mon mari à la maison pendant un mois, donc forcément encore plus de boulot.
j'étaus à deux doigts de tomber dans la dépression franchement
j'ai fait une cure de vitamines, de fer et de magnésium, et j'ai délégué beaucoup à mon homme qui était en congés.
et puis c'est passé, mais par moments ça revient un peu....

Bon courage! bisous!