Quand le sport change un enfant

Publié le par Hysterikmum

Quand le sport change un enfant

Depuis septembre, soit 4 mois, mon 6 ans fait du taekwondo.

c'est la première année que son père et moi l'inscrivons à un sport et il en aura précédé beaucoup de discussions.

Pour Machoman, c'était une évidence d'inscrire le Dictateur a un sport, lui-même a fait du foot pendant de nombreuses années, c'était une réelle passion et je crois que ça l'a vraiment tenu "loin de la rue".

Pour moi, c'était l'inconnu, ma mère n'aurait jamais pu m'accompagner à une activité extra-scolaire tant elle travaillait.

Mais j'ai cette chance de travailler à la maison et cela me rend de ce fait plus disponible pour accompagner mes enfants à droite, à gauche.

Nous nous sommes ensuite penchés sur les sports que pourrait pratiquer le Dictateur : individuel, collectif, de combat, de compétition, de loisir ...

Autant de choix possibles qui pouvaient s'avérer être une réussite, comme un échec.

Nous voulions forcément proposer au Dictateur un sport qu'il aimerait, qu'il ne voudrait pas délaisser au bout de quelques séances, mais qui lui permettrait de se défouler et/ou canaliser cette énergie débordante qui ne s'épuise jamais.

Nous avons choisi tous les trois le taekwondo.

Au début, je n'étais pas trop sûre de ce choix.

Nous avions regardé des vidéos de mise au KO après un coup de pied et j'avais du mal à me projeter l'image de mon bébé KO, au sol.

Mais je me suis souvenue des premières fois de mon fils au skatepark et de comme j'avais fini par lui dire et imprégner dans mon esprit que je lui faisais confiance pour connaitre ses limites.

Cela demande de prendre sur soi, mais je me répète souvent cette phrase " à force de le protéger de tout, il ne lui arrivera jamais rien... même de bien" et j'avance.

Jusqu'à présent, je ne m'en suis pas mordu les doigts de lui avoir fait confiance, du haut de ses 6 ans, il est un petit garçon plutôt raisonnable !

Et puis je l'avoue, cela devenait urgent pour le Dictateur de savoir s'affirmer.

Jamais je n'aurais pensé avoir ce raisonnement un jour, mais le savoir se "faire taper" en maternelle et se faire frapper la tête au sol en début d'année par un autre enfant, ont fini de me convaincre qu'il fallait que j'offre à mon enfant des "armes" pour se défendre.

Je lui ai toujours dit d'aller voir un adulte lorsqu'il rencontrait une situation difficile, mais force et de constater que les enfants sont durs, plus que nous à leur âge et qu'ils repèrent vite ceux qui se "laissent faire" pour ne plus les lâcher.

Non, je ne veux pas qu'il devienne bagarreur, qu'il soit violent, ou use de ce qu'il apprend pour faire mal, mais je veux qu'il puisse dire "non" lorsqu'une situation lui déplaît, qu'il puisse repousser lorsqu'on l'agresse.

Nous avons trouvé un club de Taekwondo à côté de chez nous, avec pas mal d'enfants c'est vrai, mais aussi beaucoup de professeurs (6).

Les horaires ne sont pas simples, de 18H30 à 19H30, le lundi et jeudi.

Certains soirs j'ai vraiment la flemme de déplacer toute ma petite famille pour y aller et certains réveils le lendemain sont difficiles pour le Dictateur.

Mais mon petit garçon a changé : il est plus sûr de lui, il s'affirme et ne se laisse plus faire lorsqu'on l'embête et de ce fait n'a plus d'ennuis.

J'ai découvert qu'il aimait vraiment repousser ses limites, je l'ai vu s’entraîner à la maison à tel point que j'ai fini par le surnommé "Jean-Claude Van Damne" lorsque je le vois s'étirer les jambes et faire des grands écarts.

Lorsqu'il revient de "combats" (à son âge, on ne se touche pas) perdants, je le vois heureux d'avoir participé et combattu, il n'y a pas de déception.
Je le vois raconter avec fierté ce qu'il fait en séances à son papa et je vois la fierté dans les yeux de son père.

Il comprend les règles de la discipline et les applique parfois au quotidien.

Il est plus calme, fait attention à la façon dont il est habillé, non pas au niveau des couleurs (là c'est toujours free), mais à ce que chaque chose soit bien mise ( au Taekwondo, il est important de bien mettre son dobok avant de se présenter aux maîtres).

Bref, il se dépasse, il se dépense, il s'amuse et il prend confiance en lui.
Je n'aurais jamais imaginé qu'un sport changerait autant mon enfant.

Je suis vraiment heureuse pour lui et je sais déjà que tant que cela plaira au Dictateur, nous le soutiendrons son papa et moi dans cette voie.

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Quand le sport change un enfant

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aude 01/01/2016 16:33

bel article! j'ai un sensible à la maison, et le sport l 'a beaucoup aidé également!

maman est occupée 30/12/2015 17:04

Mon Grand pratique le judo depuis plusieurs années, cela lui fait un bien fou (et c'est aussi un moyen de se défendre, si le besoin s'en fait sentir !)

Lolotte 30/12/2015 15:33

Oh trop bien que vous ayez trouvé son sport qui lui convienne du 1er coup.
Ma petite n'a pas encore l'âge (18 mois) mais je pense que dès qu'elle pourra j'essayerais de trouver le sport le plus adéquate. Bon ok je rêverais de l'inscrire au snowboard ou à la danse africaine mais ça dépendra d'elle.
Je ne pensais pas qu'un sport pouvait changer autant un enfant. Sympa ton article ;-)

Valérie T 30/12/2015 14:17

C'est génial ! Un sport qui semble lui convenir parfaitement. C'est pas facile de cerner nos enfants et de savoir comment/vers où les orienter . Mission réussit pour vous, c'est top ! Ici ma 5 ans participe à un jardin aquatique, le samedi matin, mais ce n'est que 30 min. Peut-être que ce genre de sport pourrait lui convenir ? son papa à toujours fait des sports de combat ... mais pas facile de le savoir à leur âge...